Victoire : indemnisation des victimes de Tazreen achevée

Ethicetiq

Plus de 3 ans après la catastrophe, le fonds d’indemnisation des victimes de l’incendie de Tazreen a pu verser la totalité des indemnités dues aux travailleurs blessés et aux familles des travailleurs tués.

Le fonds d’indemnisation des victimes de l’incendie de Tazreen a annoncé que la récolte et le traitement des demandes des ayants droit, les évaluations médicales, le calcul des montants des indemnités et leur paiement est maintenant terminé. Les indemnités versées couvrent les frais médicaux et les pertes de revenus des travailleurs blessés, décédés et disparus, conformément à la Convention n° 121 de l’OIT, utilisée pour indemniser les victimes de l’effondrement du Rana Plaza.
Le 24 novembre 2012, un incendie a ravagé l’usine Tazreen Fashion au Bangladesh, tuant 113 travailleurs et en blessant 174. Des travailleurs ont été brûlés vifs, pris au piège par des issues de secours verrouillées, tandis que d’autres ont sauté par les fenêtres au péril de leur vie. Beaucoup de survivants souffrent de séquelles graves.
Trois ans plus tard, en septembre 2015, le fonds d’indemnisation – Tazreen Claims Administration Trust – était établi suite à l’accord signé avec C&A, la fondation C&A, IndustriALL et la Clean Clothes Campaign. Le traitement de demandes a démarré dès octobre 2015, pour s’achever en avril 2016.
En novembre 2015, 2,5 millions $ avait été versés au fonds par plusieurs enseignes clientes de Tazreen : C&A, WalMart, KiK et El Corte Ingles, la Fondation C&A et la Fondation Fung. Les autres enseignes qui se fournissaient auprès de Tazreen : Dickies, Disney, Edinburgh Woollen Mill, Karl Rieker, Piazza Italia, Sears, Soffe, et Teddy Smith, n’ont pas contribué au fonds d’indemnisation.
Comme pour le Rana Plaza, le fonds d’indemnisation des victimes de l’incendie de Tazreen n’a vu le jour et n’a été financé que grâce à la mobilisation extraordinaire des familles des victimes et des organisations syndicales du Bangladesh, soutenues par un mouvement international de solidarité mené par le réseau de la Clean Clothes Campaign, présente en France via le Collectif Ethique sur l’étiquette, et IndustriALL.
Le fait que la plupart des enseignes clientes de Tazreen n’aient pas contribué aux fonds d’indemnisation, tout comme la faiblesse de la contribution du principal client, à savoir WalMart, démontre une nouvelle fois la nécessité d’instaurer une responsabilité juridique des entreprises donneuses d’ordre pour les violations des droits humains commises dans leur filière d’approvisionnement, ainsi qu’un réel accès à la justice pour que les victimes puissent obtenir réparation.
Vers un mécanisme permanent de soutien aux victimes d’accidents du travail ?
Fin juin 2016, le fonds d’indemnisation avait versé un total de 2,17 millions $ à 582 membres des familles de 103 travailleurs décédés et de 10 travailleurs disparus, et aux 174 travailleurs blessés à la suite de l’incendie. Ces paiements s’ajoutent aux indemnités initiales versées par le Fonds du Premier Ministre du Bangladesh.
Afin d’assurer les traitements médicaux et psychologiques à long terme, 350.000 $ ont été transférés dans un fonds distinct, à destination des survivants des catastrophes de Tazreen et du Rana Plaza. Ce nouveau système pourrait jeter les bases d’un service permanent de prise en charge des victimes d’accidents du travail au Bangladesh.
Bien que l’attente a été longue pour les familles et les survivants de la catastrophe, l’achèvement du processus d’indemnisation est une victoire importante puisqu’ils ont finalement obtenu la reconnaissance et l’application de leurs droits. Les mécanismes d’indemnisation des victimes de l’incendie de Tazreen et de l’effondrement du Rana Plaza constituent deux précédents importants pour établir un mécanisme permanent qui garantit à toutes les victimes d’accidents du travail au Bangladesh le respect de leurs droits à réparation, conformément aux normes et standards internationaux.
Si le processus d’indemnisation est finalisé, la lutte des familles des victimes continue. Elles exigent que les responsables rendent des comptes devant la justice et attendent pour se faire l’aboutissement des poursuites à l’encontre de Delwar Hossain, le propriétaire de l’usine Tazreen. Le Collectif Ethique sur l’étiquette et le réseau international de la Clean Clothes Campaign continueront à les soutenir jusqu’à ce que justice soit rendue.

Appel international des groupes de jeûneurs : Exigeons le désarmement nucléaire !

Nous sommes des groupes de jeûneurs qui refusons de nous alimenter pendant 4 jours, du 6 août anniversaire d’Hiroshima au 9 août anniversaire de Nagasaki, pour exprimer notre total engagement contre les armes nucléaires et exiger leur élimination.

En cette année 2016 nous devons constater que les pays nucléaristes refusent d’engager le désarmement nucléaire et financent des programmes de modernisation. Au Royaume Uni la majorité parlementaire veut engager le renouvellement des Trident. Dans les pays de l’OTAN qui hébergent des bases nucléaires, les Etats-Unis veulent moderniser les bombes et en équiper des missiles sur de nouveaux avions bombardiers. En France un programme de nouveaux sous-marins nucléaires va être à l’étude…

La COP21 a exprimé fortement en décembre 2015 l’urgence de consacrer des efforts importants à la lutte contre le réchauffement climatique, la COP15 de Copenhague en 2009 avait estimé le coût à 1000 milliards de dollars, cette somme est le budget des armes nucléaires pour les 10 ans qui viennent, un gaspillage révoltant en regard.

L’horloge de l’Apocalypse a été estimée à minuit moins 3 minutes exprimant ainsi que le risque de frappe nucléaire est comparable aux moments les plus dramatiques de la guerre froide. 16 000 bombes nucléaires sont actuellement en service dont 2000 en état d’alerte.

L’Assemblée générale de l’ONU a décidé en décembre 2015 la création d’un Open Ended Working Group pour « étudier des mesures légales, efficaces et concrètes pour réaliser et maintenir un monde libéré des armes nucléaires », c’est à dire mettre en oeuvre un traité d’interdiction des armes nucléaires. Les pays nucléaristes s’opposent à un tel traité montrant de ce fait leur mauvaise foi à respecter l’engagement pris dans l’article VI du Traité de non-prolifération.

Le sursaut des opinions publiques est indispensable. Les armes nucléaires doivent être interdites de possession, de fabrication et de menace.

Nous, les groupes de jeûneurs sous-signés, demandons à tous d’exprimer avec nous cette urgence :

Nous exigeons le désarmement nucléaire ! Participez à notre jeûne !

Groupe de jeûneurs de  MONTPELLIER   contact :  elisabethmartinez@free.fr   06 27 94 76 87

Groupe de jeûneurs à Paris, (Dominique Lalanne, do.lalanne@wanadoo.fr)
soutiens : Armes nucléaires STOP, Maison de Vigilance, Réseau Sortir du nucléaire

Groupe des jeûneurs de Dijon-Valduc, France, centre de modernisation des armes nucléaires françaises (Jean-Marc Convers <jeanmarc.convers@gmail.com>)

Groupe des jeûneurs de Bordeaux-Mégajoule, France, laser de mise au point de nouvelles bombes nucléaires (Dominique Baude <baude.dominique@laposte.net>)

Groupe de jeûneurs de La Hague, usine de retraitement et de production de Plutonium, (Josette Lenoury <jolenoury50@gmail.com>)

Groupe de jeûneurs de l’Ile Longue, Base des sous-marins nucléaires, (Nikol <nicole.rizzoni@wanadoo.fr>)

Groupe de jeûneurs à Londres, (Marc Morgan, marcwmorgan@btinternet.com)
soutiens : Trident Ploughshares, Campaign for Nuclear Disarmament, Christian CND, Tottenham Quaker Meeting.

Groupe de jeûneurs à Berlin du 30 juillet au 5 août puis ensuite à Büchel, Allemagne. (wolfgang.schlupp-hauck@t-online.de)
soutiens : Archegemeinschaft -Gewaltfreiheit und Spiritualität »,
Personnalité : Karsten Petersen, Friedenshof Kommunität
« Communauté de l’Arche, Non-Violence et Spiritualité » (https://archeinternational.wordpress.com/).

Groupe de jeûneurs de Büchel, Allemagne, base de l’Otan qui héberge 20 bombes nucléaires (Matthias-W. Engelke <mwEngelke@outlook.de>)

Des outils d’informatique éducative adaptés aux projets de solidarité internationale.

Dans le cadre de ses engagements de solidarité internationale au Mali, l’association Toulousaine Bilou Toguna, membre du CROSI, a porté différents projets visant à rendre accessible l’informatique éducative aux enfants et aux jeunes maliens, dans des situations où il n’est pas toujours possible de faire cela en amenant des ordinateurs de bureau « classiques » et où les logiciels éducatifs venant d’Europe ne sont pas adaptés.

Elle propose de partager cette expérience avec d’autres associations de la région que de tels outils pourraient intéresser.

Bilou Toguna utilise des matériels et logiciels libres (non commerciaux), et toute association qui le souhaite peut librement les réutiliser et les adapter pour ses propres projets.

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Bilou Toguna a notamment porté le projet Malinux Télé qui vise à créer de petits ordinateurs éducatifs à bas coût, utilisant une télé comme écran, destinés aux associations maliennes accueillant des orphelins et/ou des jeunes enfants ou adolescents en difficultés.

Le choix de créer des ordinateurs éducatifs se connectant sur téléviseur est venu du constat que beaucoup de structures maliennes accueillant les enfants considèrent les ordinateurs de bureau comme un bien précieux, ce qui peut faire obstacle au fait que les enfants et jeunes accueillis aient accès à ces derniers, même lorsqu’ils ont Bilouété donné pour eux. Se présentant sous la forme d’une « console de jeu éducative », malinux télé se veut une réponse à cette problématique.

Ces petits ordinateurs éducatifs embarquent de nombreux logiciels éducatifs libres, une encyclopédie, un logiciel de dessin, etc… Un travail de création d’activités éducatives a également été réalisé afin de permettre aux enfants maliens de disposer de jeux interactifs pour apprendre la lecture dans leur langue maternelle, le bambara.

Pour plus d’information sur le projet Malinux Télé, vous pouvez visiter : http://malinuxtele.tuxfamily.org/

Parallèlement un projet d’émetteurs wifi éducatifs est actuellement expérimenté. Ces derniers visent à permettre l’accès gratuit à différentes ressources éducatives (wikipédia, jeux éducatifs, vidéos de prévention, etc…) aux personnes équipées de smartphones dans des lycées ou bibliothèques où ils n’est pas possible d’offrir un accès à internet via wifi.

Bilou Toguna ne propose pas donner ou vendre de matériel aux autres associations de solidarité internationale, mais plutôt de partager son expérience et de donner la « recette de fabrication » des appareils et logiciels aux associations qui seraient intéressées pour mener des actions similaires. (une connaissance poussée de l’informatique n’est pas nécessaire).

Bilou toguna est une association blagnacaise loi 1901 dédiée à la solidarité France-Mali, dans les domaines de la santé, l’eau l’éducation et l’environnement.

pour nous contacter :

-L’association Bilou Toguna : BilouToguna@gmail.comhttp://www.biloutoguna.org

-Julien Marin, développeur de Malinux Télé : malinuxtele@tuxfamily.org

21 mai et 26 mai: QUINZAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE: la CONSOMMATION RESPONSABLE

By blogadmmontpellier

Initiée en 2001 par les membres de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable, la Quinzaine du Commerce Équitable est une période-clé du calendrier de la consommation responsable et de la solidarité internationale.
Grâce en partie aux événements organisés partout en France pendant la Quinzaine du Commerce Équitable, la notoriété du Commerce équitable est passée de 9% en 2000 à 97% en 2014.

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Préserver notre Planète, lutter contre les injustices, promouvoir la démocratie…

ne sont pas des défis réservés à nos dirigeants politiques. Chacun de nous peut faire un geste à son niveau pour contribuer à ce que notre Terre reste longtemps un lieu où il fait bon vivre. Pour tous. En tant que citoyen, cel a signifie s’engager dans une transition écologique et sociale ; c’est à dire privilégier chaque fois que possible des alternatives responsables et solidaires à nos choix de consommation (se déplacer à vélo, réduire sa consommation d’énergie, choisir l’épargne éthique…) pour construire ensemble un avenir plus juste et plus respectueux de l’environnement. »
Ce texte est extrait de la Plateforme Française de Commerce Equitable (PFCE) qui annonce sa Quinzaine 2016 du 14 au 29 mai.

LE PRIX EQUITABLE : C’EST CELUI QUI PROFITE A TOUT LE MONDE !
Lorsqu’on choisit un produit issu du commerce équitable, par exemple, on
fait bien plus que de se montrer solidaire avec les petits producteurs. Souvent on ne s’imagine pas, en versant quelques centimes de plus, tout le bien que nous pouvons faire à la Planète et à notre société. Car le prix équitable profite à tout le monde.

Les producteurs du commerce équitable travaillent sans OGM, selon des méthodes respectueuses de l’environnement, qui offrent une alternative durable aux modes de culture intensifs qui appauvrissent les sols et les ressources en eau.
Il aide à bâtir un monde plus juste :
Le commerce équitable défend une économie du partage et de la responsabilité, qui crée de l’emploi, participe au développement de communautés entières et freine l’exode rural.
Il permet à chacun de faire entendre sa voix. A travers les coopératives, le commerce équitable contribue à faire vivre la démocratie. Il donne à chacun- homme ou femme- le droit de s’exprimer sur les projets collectifs,et permet enfin à ces producteurs et productrices, d’être entendus dans les instances politiques etéconomiques.
Transformons notre pouvoir d’achat en pouvoir de s’exprimer en faveur d’une société équitable et plus soucieuse de la planète.

les 21 et 26 MAI, CÉLÉBRONS ENSEMBLE LA QUINZAINE DU COMMERCE EQUITABLE et particulièrement le 21 mai à la boutique et le 26 mai chez Zandoli, rue de l’université!
Si vous pensez qu’il faut agir offrir le meilleur de notre monde aux générations futures…
Si vous croyez en un avenir basé sur le partage et la responsabilité de chacun…
Si à la résignation, vous préférez l’action…
N’attendez plus, et rejoignez nous !

Source:: http://admmontpellier.blogspot.com/2016/05/21-mai-et-26-mai-quinzaine-du-commerce.html

Accord Bangladesh : H&M BROKEN PROMISES

Signataire de l’Accord qui contraint les entreprises à garantir la sécurité des ouvriers qui travaillent chez leurs sous-traitants au Bangladesh, H&M n’a toujours pas pris les mesures obligatoires pour assurer la rénovation de ses usines.

H&M doit tenir ses engagements ! Je signe cet appel

En savoir plus

Malgré la signature de l’Accord sur la sécurisation des usines et la prévention des incendies au Bangladesh, les ouvriers qui fabriquent les vêtements pour H&M continuent de travailler dans des conditions extrêmement dangereuses, comme le montre le rapport réalisé par la Clean Clothes Campaign, l’International Rights Labour Forum, Maquila Solidarity Network et Worker Rights Consortium : « Evaluation de la conformité d’H&M avec les plans d’action établis chez ses fournisseurs stratégiques au Bangladesh ». De nombreuses usines sous-traitantes de la marque ne sont toujours pas équipées pour offrir un environnement sûr aux travailleurs.

Un premier rapport effectué en septembre 2015 et un second en janvier 2016 rapporte que les usines d’H&M, que la marque décrit elle-même comme étant “ les fournisseurs ayant les meilleures performances dans tous les domaines » n’ont pas respecté les délais imposés pour procéder aux réparations et aux rénovations obligatoires. Ces dernières concernent entre autres l’installation de portes coupe-feu, l’accès aux issues de secours ou encore la sécurisation des escaliers. Dans de nombreuses usines, les travailleurs ne peuvent pas évacuer les lieux en toute sécurité en cas d’incendie ou d’accident.

En 2010, 21 ouvriers sont décédés dans l’incendie de l’usine sous-traitante d’H&M Garib & Garib, parce que les issues de secours étaient fermées. En 2013, 1138 ouvriers sont morts quand l’immeuble du Rana Plaza – qui hébergeait cinq ateliers de confection – s’est effondré.

En février 2015, un nouvel incendie a lieu dans l’usine Matrix Sweater à Gazipur. Un premier incendie avait eu lieu en 2010 causant la mort d’un ouvrier.

Alors qu’H&M multiplie les déclarations visant à prouver son engagement en faveur du développement, les ouvriers qui fabriquent les vêtements pour la marque continuent de travailler dans des usines non sécurisées. H&M a déjà fait trop de victimes !

Le Collectif Ethique sur l’étiquette et plusieurs mouvements de défense des droits des travailleurs en Europe, au Bangladesh et aux Etats-Unis, on annoncé le lancement de l’action #h&m broken promises pour que la marque tienne, d’ici le 3 mai 2016, date de son Assemblée générale en Suède, les engagements qu’elles a pris en matière de sécurisation des usines de ses fournisseurs au Bangladesh, en signant l’Accord pour la sécurité des usines et la prévention des incendies en 2013.

Rejoignez l’action H&M broken promises : Demandez aux dirigeants d’H&M qu’ils respectent l’Accord signé au Bangladesh et s’assurent que les réparations obligatoires et nécessaires à la sécurité de leurs ouvriers soient réalisées chez leurs fournisseurs.

Plus d’infos sur le site de campagne www.hmbrokenpromises.com