Des outils d’informatique éducative adaptés aux projets de solidarité internationale.

Dans le cadre de ses engagements de solidarité internationale au Mali, l’association Toulousaine Bilou Toguna, membre du CROSI, a porté différents projets visant à rendre accessible l’informatique éducative aux enfants et aux jeunes maliens, dans des situations où il n’est pas toujours possible de faire cela en amenant des ordinateurs de bureau « classiques » et où les logiciels éducatifs venant d’Europe ne sont pas adaptés.

Elle propose de partager cette expérience avec d’autres associations de la région que de tels outils pourraient intéresser.

Bilou Toguna utilise des matériels et logiciels libres (non commerciaux), et toute association qui le souhaite peut librement les réutiliser et les adapter pour ses propres projets.

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Bilou Toguna a notamment porté le projet Malinux Télé qui vise à créer de petits ordinateurs éducatifs à bas coût, utilisant une télé comme écran, destinés aux associations maliennes accueillant des orphelins et/ou des jeunes enfants ou adolescents en difficultés.

Le choix de créer des ordinateurs éducatifs se connectant sur téléviseur est venu du constat que beaucoup de structures maliennes accueillant les enfants considèrent les ordinateurs de bureau comme un bien précieux, ce qui peut faire obstacle au fait que les enfants et jeunes accueillis aient accès à ces derniers, même lorsqu’ils ont Bilouété donné pour eux. Se présentant sous la forme d’une « console de jeu éducative », malinux télé se veut une réponse à cette problématique.

Ces petits ordinateurs éducatifs embarquent de nombreux logiciels éducatifs libres, une encyclopédie, un logiciel de dessin, etc… Un travail de création d’activités éducatives a également été réalisé afin de permettre aux enfants maliens de disposer de jeux interactifs pour apprendre la lecture dans leur langue maternelle, le bambara.

Pour plus d’information sur le projet Malinux Télé, vous pouvez visiter : http://malinuxtele.tuxfamily.org/

Parallèlement un projet d’émetteurs wifi éducatifs est actuellement expérimenté. Ces derniers visent à permettre l’accès gratuit à différentes ressources éducatives (wikipédia, jeux éducatifs, vidéos de prévention, etc…) aux personnes équipées de smartphones dans des lycées ou bibliothèques où ils n’est pas possible d’offrir un accès à internet via wifi.

Bilou Toguna ne propose pas donner ou vendre de matériel aux autres associations de solidarité internationale, mais plutôt de partager son expérience et de donner la « recette de fabrication » des appareils et logiciels aux associations qui seraient intéressées pour mener des actions similaires. (une connaissance poussée de l’informatique n’est pas nécessaire).

Bilou toguna est une association blagnacaise loi 1901 dédiée à la solidarité France-Mali, dans les domaines de la santé, l’eau l’éducation et l’environnement.

pour nous contacter :

-L’association Bilou Toguna : BilouToguna@gmail.comhttp://www.biloutoguna.org

-Julien Marin, développeur de Malinux Télé : malinuxtele@tuxfamily.org

21 mai et 26 mai: QUINZAINE DU COMMERCE ÉQUITABLE: la CONSOMMATION RESPONSABLE

By blogadmmontpellier

Initiée en 2001 par les membres de la Plate-Forme pour le Commerce Équitable, la Quinzaine du Commerce Équitable est une période-clé du calendrier de la consommation responsable et de la solidarité internationale.
Grâce en partie aux événements organisés partout en France pendant la Quinzaine du Commerce Équitable, la notoriété du Commerce équitable est passée de 9% en 2000 à 97% en 2014.

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Préserver notre Planète, lutter contre les injustices, promouvoir la démocratie…

ne sont pas des défis réservés à nos dirigeants politiques. Chacun de nous peut faire un geste à son niveau pour contribuer à ce que notre Terre reste longtemps un lieu où il fait bon vivre. Pour tous. En tant que citoyen, cel a signifie s’engager dans une transition écologique et sociale ; c’est à dire privilégier chaque fois que possible des alternatives responsables et solidaires à nos choix de consommation (se déplacer à vélo, réduire sa consommation d’énergie, choisir l’épargne éthique…) pour construire ensemble un avenir plus juste et plus respectueux de l’environnement. »
Ce texte est extrait de la Plateforme Française de Commerce Equitable (PFCE) qui annonce sa Quinzaine 2016 du 14 au 29 mai.

LE PRIX EQUITABLE : C’EST CELUI QUI PROFITE A TOUT LE MONDE !
Lorsqu’on choisit un produit issu du commerce équitable, par exemple, on
fait bien plus que de se montrer solidaire avec les petits producteurs. Souvent on ne s’imagine pas, en versant quelques centimes de plus, tout le bien que nous pouvons faire à la Planète et à notre société. Car le prix équitable profite à tout le monde.

Les producteurs du commerce équitable travaillent sans OGM, selon des méthodes respectueuses de l’environnement, qui offrent une alternative durable aux modes de culture intensifs qui appauvrissent les sols et les ressources en eau.
Il aide à bâtir un monde plus juste :
Le commerce équitable défend une économie du partage et de la responsabilité, qui crée de l’emploi, participe au développement de communautés entières et freine l’exode rural.
Il permet à chacun de faire entendre sa voix. A travers les coopératives, le commerce équitable contribue à faire vivre la démocratie. Il donne à chacun- homme ou femme- le droit de s’exprimer sur les projets collectifs,et permet enfin à ces producteurs et productrices, d’être entendus dans les instances politiques etéconomiques.
Transformons notre pouvoir d’achat en pouvoir de s’exprimer en faveur d’une société équitable et plus soucieuse de la planète.

les 21 et 26 MAI, CÉLÉBRONS ENSEMBLE LA QUINZAINE DU COMMERCE EQUITABLE et particulièrement le 21 mai à la boutique et le 26 mai chez Zandoli, rue de l’université!
Si vous pensez qu’il faut agir offrir le meilleur de notre monde aux générations futures…
Si vous croyez en un avenir basé sur le partage et la responsabilité de chacun…
Si à la résignation, vous préférez l’action…
N’attendez plus, et rejoignez nous !

Source:: http://admmontpellier.blogspot.com/2016/05/21-mai-et-26-mai-quinzaine-du-commerce.html

Accord Bangladesh : H&M BROKEN PROMISES

Signataire de l’Accord qui contraint les entreprises à garantir la sécurité des ouvriers qui travaillent chez leurs sous-traitants au Bangladesh, H&M n’a toujours pas pris les mesures obligatoires pour assurer la rénovation de ses usines.

H&M doit tenir ses engagements ! Je signe cet appel

En savoir plus

Malgré la signature de l’Accord sur la sécurisation des usines et la prévention des incendies au Bangladesh, les ouvriers qui fabriquent les vêtements pour H&M continuent de travailler dans des conditions extrêmement dangereuses, comme le montre le rapport réalisé par la Clean Clothes Campaign, l’International Rights Labour Forum, Maquila Solidarity Network et Worker Rights Consortium : « Evaluation de la conformité d’H&M avec les plans d’action établis chez ses fournisseurs stratégiques au Bangladesh ». De nombreuses usines sous-traitantes de la marque ne sont toujours pas équipées pour offrir un environnement sûr aux travailleurs.

Un premier rapport effectué en septembre 2015 et un second en janvier 2016 rapporte que les usines d’H&M, que la marque décrit elle-même comme étant “ les fournisseurs ayant les meilleures performances dans tous les domaines » n’ont pas respecté les délais imposés pour procéder aux réparations et aux rénovations obligatoires. Ces dernières concernent entre autres l’installation de portes coupe-feu, l’accès aux issues de secours ou encore la sécurisation des escaliers. Dans de nombreuses usines, les travailleurs ne peuvent pas évacuer les lieux en toute sécurité en cas d’incendie ou d’accident.

En 2010, 21 ouvriers sont décédés dans l’incendie de l’usine sous-traitante d’H&M Garib & Garib, parce que les issues de secours étaient fermées. En 2013, 1138 ouvriers sont morts quand l’immeuble du Rana Plaza – qui hébergeait cinq ateliers de confection – s’est effondré.

En février 2015, un nouvel incendie a lieu dans l’usine Matrix Sweater à Gazipur. Un premier incendie avait eu lieu en 2010 causant la mort d’un ouvrier.

Alors qu’H&M multiplie les déclarations visant à prouver son engagement en faveur du développement, les ouvriers qui fabriquent les vêtements pour la marque continuent de travailler dans des usines non sécurisées. H&M a déjà fait trop de victimes !

Le Collectif Ethique sur l’étiquette et plusieurs mouvements de défense des droits des travailleurs en Europe, au Bangladesh et aux Etats-Unis, on annoncé le lancement de l’action #h&m broken promises pour que la marque tienne, d’ici le 3 mai 2016, date de son Assemblée générale en Suède, les engagements qu’elles a pris en matière de sécurisation des usines de ses fournisseurs au Bangladesh, en signant l’Accord pour la sécurité des usines et la prévention des incendies en 2013.

Rejoignez l’action H&M broken promises : Demandez aux dirigeants d’H&M qu’ils respectent l’Accord signé au Bangladesh et s’assurent que les réparations obligatoires et nécessaires à la sécurité de leurs ouvriers soient réalisées chez leurs fournisseurs.

Plus d’infos sur le site de campagne www.hmbrokenpromises.com

L’ONU va établir une liste noire d’entreprises israéliennes

Le Monde avec AFP, samedi 26 mars 2016

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Des produits alimentaires fabriqués dans une colonie en Cisjordanie, dans un supermarché de Tel Aviv, le 11 novembre 2015. Dan Balilty / AP

La colonisation est illégale au regard des lois internationales. Le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies a donc décidé jeudi 24 mars de dresser une liste des entreprises opérant dans les territoires occupés par Israël.

L’organe des Nations unies a adopté au cours de sa session achevée jeudi quatre résolutions relatives à l’occupation par Israël des territoires palestiniens, à la colonisation israélienne, au droit des Palestiniens à l’autodétermination et au respect du droit international dans ces territoires.

L’une d’elles « exige qu’Israël, puissance occupante, cesse immédiatement toute activité de colonisation dans tous les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé ». Elle presse les Etats de « veiller à ne rien faire qui revienne à reconnaître ou à soutenir l’expansion des colonies ». Elle demande donc au Haut-Commissaire pour les droits de l’homme de l’ONU de « produire une base de données de toutes les entreprises » opérant dans les colonies. Cette liste serait mise à jour chaque année.

Le Conseil, une des bêtes noires d’Israël

Ibrahim Khreisheh, envoyé palestinien auprès du Conseil, a salué l’adoption de cette résolution, soulignant qu’« Israël continue à violer de manière systématique les droits inaliénables des Palestiniens et à bénéficier de l’impunité de la part de la communauté internationale ».

De son côté, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s’est indigné face à un CDH qui, selon lui, « est devenu un cirque anti-israélien ». Le porte-parole des affaires étrangères Emmanuel Nahshon a même twitté : le Conseil a « un besoin urgent de se faire soigner mentalement ».

Le Conseil des droits de l’homme est l’une des bêtes noires d’Israël, qui l’accuse de parti pris permanent. La veille de ces résolutions, le CDH a nommé l’expert juridique canadien Stanley Michael Lynk nouveau rapporteur spécial de l’ONU « sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés ». Il succède à l’Indonésien Makarim Wibisono, qui a présenté sa démission au début de janvier, parce qu’Israël ne l’a jamais autorisé à pénétrer dans les territoires palestiniens, tout comme son prédécesseur.

Cinq entreprises israéliennes interdites d’exporter en Cisjordanie

La constitution d’une liste noire des entreprises, israéliennes ou étrangères, liées aux colonies touche une corde israélienne extrêmement sensible. Israël bataille déjà contre une campagne globale de boycott visant à mettre fin à l’occupation et à la colonisation.

En début de semaine, le gouvernement palestinien a de son côté annoncé l’interdiction d’entrée sur son territoire des produits de cinq entreprises israéliennes d’agroalimentaire, affirmant agir en réciprocité après une décision similaire de l’Etat hébreu. Récemment, Israël avait interdit l’entrée des camions de livraison de cinq entreprises palestiniennes d’agroalimentaire à Jérusalem.

Les Palestiniens ont souvent menacé de cesser d’acheter des produits israéliens, qui représentent plus de deux tiers de leurs importations, mais cette décision, si elle était effectivement mise en œuvre, serait une première.

Face à « une intensification de la colonisation », c’est aussi le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, qui a demandé la semaine dernière à Israël de revenir sur sa décision de confisquer des hectares de terres dans la vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée.

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. La saisie de terres, et plus largement la colonisation, qui s’est poursuivie sans relâche sous les gouvernements israéliens de droite comme de gauche, sont dénoncées par les Palestiniens et la communauté internationale comme rognant un futur Etat palestinien et compliquant toujours davantage la paix.

Israël a pris possession de 234 hectares de terres au début de mars ; ce qui correspond à la plus importante prise de possession de terres depuis des années dans la stratégique vallée du Jourdain, qui marque la frontière avec la Jordanie à l’est de la Cisjordanie, selon l’organisation israélienne opposée à la colonisation La Paix maintenant.